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L’Espagne est un des derniers États membres de l’Union Européenne à autoriser la chasse sans fusil avec lévrier. Malgré les lois communautaires régissant le bien-être et la protection des animaux de compagnie, les chasseurs espagnols n’hésitent pas à maltraiter, torturer, puis massacrer leurs chiens en fin de saison ; voire avant si l’animal n’est pas assez “performant”.
Les associations et refuges implantés en Espagne estiment qu’environ 8.000 lévriers sont abattus chaque année, dans l’indifférence quasi-générale de la population locale, souvent dans des conditions d’une infinie cruauté : pendaison lente, noyade, mutilations avant abandon, mort de soif ou d’inanition…
Les associations et refuges espagnols recueillent des Galgos souvent en très mauvais état physique, parfois traumatisés, leur prodiguent les soins appropriés, les vaccinent et les identifient, puis les proposent à l’adoption hors des frontières espagnoles : Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, France, ainsi qu’aux États-Unis. Malheureusement, chaque année, seules quelques centaines de Galgos connaîtront la chance de vivre une vie de chien de compagnie, au sein d’une famille.

Malgré son état de délabrement physique et sa dénutrition, cette chienne trouve encore la force de nourrir ses petits. Souvent, les mères épuisées meurent lors de la mise bas.
Ces hommes, si l'on peut encore les nommer ainsi, vont donc rivaliser d'imagination pour faire disparaître les chiens de la façon la plus abominable possible :
- La méthode traditionnelle: La pendaison
Deux variantes: Le chien a bien chassé dans sa carrière et il est pendu haut ou alors il chassait mal et il est pendu pattes arrières touchant le sol, l'obligeant à sautiller sur place pour retarder l'asphyxie et les pattes avant battant dans le vide d'où le nom de "position du pianiste".
- La salissante: Le coup de couteau (moins employée car il faut entraver le chien sous peine de le voir s'enfuir en se vidant de son sang).
- La festive: On asperge le chien d'essence et on allume (rien n'empêche de le pendre en même temps).
- La sportive: On l'accroche à la voiture et on le tracte.
- La discrète: On le jette dans un puit (possibilité de grouper).
- La "méthode propre": On le pique à l'eau de javel.
- La folklorique: Vous mettez 15 lévriers dans une camionnette, vous vous rendez en centre ville et vous ouvrez les portes (embouteillage garanti) les pauvres bêtes complètement terrorisées se font rapidement renverser.
- Dernière méthode à la mode: Vous allez en pleine forêt, vous brisez les deux antérieurs du chien sur vos genoux et vous le laissez mourir de faim et de soif (briser les deux jambes est nécessaire car même avec une jambe cassée il peut encore vous suivre, il paraît qu'ils sont fidèles...)
Les rescapés de ces massacres finissent dans les pereiras, (les fourrières espagnols), dont beaucoup sont surnommées « les couloirs de la mort ». les chiens vivent en groupe, les plus forts tuent les plus faibles et tentent de survivre dans des conditions difficiles en se battant pour la nourriture.
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